Green Bonds

Le Vert est à moitié plein 

La presse en parle beaucoup. Forcément, car il existe un secteur de la finance où la France est leader : les « green bonds « . Cette suprématie se reflète dans quelques chiffres :  24% des émetteurs mondiaux de Green bonds sont français, et 25% des émissions mondiales sont arrangées par des banques françaises. Cela repose sans doute sur une volonté forte d’appliquer les accords de Paris (art 173). La France est le seul pays au monde dans lequel les acteurs financiers doivent publier leur exposition au risque climatique.

Mais qu’est-ce qu’un Green Bond ?

Un green bond est une obligation émise par une entreprise ou un état pour financer des projets verts compatibles avec la transition énergétique et écologique. Le projet doit être clair et identifié au préalable. L’objectif est de permettre une traçabilité des investissements. Les émetteurs ont des contraintes de reporting détaillant l’avancée des projets et les émissions de carbone évitées. Ce fléchage n’impacte en rien la qualité de l’émetteur ou la complexité de l’obligation. Une obligation verte a le même risque pour le porteur qu’une obligation standard. 

Quels montants sont en jeu ?

Aujourd’hui le montant émis représente seulement 0,5% des obligations mondiales mais est en pleine expansion. Sur les 5 dernières années, le montant d’émission a augmenté de 80% pour atteindre 155 Mds $ en 2017 et on attend 200 Mds $ en 2018. La plus grosse obligation verte du monde a été émise en janvier 2017 par l’état français pour 7 milliards avec une maturité de 22 ans.

Qui sont les principaux émetteurs ?

Derrière la France, on trouve des pays émergents comme le Brésil ou la Chine. Les émetteurs français sont Engie, EDF et même la Ville de Paris. Les Etats-Unis ne sont que 4ème sur ce marché. D’autres pays émergents comme le Nigéria ou le Maroc ont aussi émis des green bonds.

Est-ce déjà une option pour l’investisseur individuel ?

Vous pourriez être tentés d’introduire un peu de vert dans votre portefeuille comme le font les institutionnels français. Les grandes sociétés de gestion lancent des fonds d’obligations vertes, certains même spécialisés dans la dette émergente. Mais, mis à part une volonté de « décarboniser » votre portefeuille, la réflexion financière à mener reste la même. Est-ce le bon moment d’investir dans des obligations ? Quels sont les risques de remontée des taux ? L’émetteur est-il solide ?
  

L’accord du 8 mars 2018

Pour l’investisseur individuel, la réponse est sans doute dans l’adoption, par la commission Européenne, le 8 mars 2018, d’un plan d’action de financement de la croissance durable. Ce projet permettra de mettre en place une taxonomie européenne, adopter des standards communs, soutenir des projets d’infrastructure, fixer les contraintes des institutionnels…et pourquoi pas introduire une notion de sensibilité au vert, comme l’appétence au risque, pour l’investisseur final.

A terme, ceci nous permettra de mieux vous conseiller en fonction de votre goût pour le Vert


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